Voyage d'étude à Lyon

Mercredi 30 Mai 2012 - Samedi 02 Juin 2012

Dans le cadre de ses voyages d'étude, la Maison de l'Urbanité vous emmène visiter Lyon.

La Communauté urbaine de Lyon, le quartier Confluence, Tony Garnier et le quartier des Etats-Unis, l'Opéra de Lyon, la politique de parkings publics,... Tout cela n'aura plus aucun secret pour vous.

Voici quelques informations à propos des grands thèmes que nous allons explorer durant notre voyage.

1. La Communauté urbaine

Les Communautés Urbaines, organismes de coopération supracommunale, ont été créées, en France, en 1966, sous la forme d’établissements publics administratifs, de façon à répondre à un triple objectif :
- adapter les structures administratives à la réalité physique des agglomérations pouvant s’étendre sur plusieurs communes ;
- promouvoir une gestion solidaire de nombreux services publics d’intérêt commun, ceci dans la perspective d’un meilleur équilibre financier entre les communes composant l’agglomération ;
- assurer une conception et une organisation rationnelles du développement urbain par une seule et même personne morale incarnant l’agglomération entière.

La Communauté Urbaine de Lyon date de 1969, et est administrée de nos jours par un conseil composé de 155 conseillers (délégués provenant de 58 communes) désignés pour une période de 6 ans. Elle fut nommée "Courly" (pour COmmunauté URbaine de LYon) lors de sa création, et est toujours appelée ainsi dans le langage courant bien que sa dénomination officielle soit à présent le "Grand Lyon".

En 2005, deux nouvelles communes (Givors et Grigny) ont adhéré à la Communauté Urbaine de Lyon avec la particularité de ne pas avoir de continuité territoriale avec les autres communes déjà intégrées. Le dernière commune a avoir été rattachée est Lissieu, en 2011.

Son budget est de 1.762.200.00 € (chiffre 2011), pour une population de 1.310.000 habitants et une superficie de 527 km2 (soit une densité de 2.485 hab./km2 – chiffres de 2010).

2. Quartier Confluence, projet urbain durable

La mise en œuvre d’une opération de développement durable repose sur la nécessité de concilier trois impératifs : les contraintes environnementales, le développement économique et l’équité sociale.

À l’échelle de son territoire, le Grand Lyon s’est engagé, depuis plusieurs années, dans de nombreuses démarches pour assurer un développement durable de l’agglomération, notamment par l’élaboration de son Agenda 21.

La participation active du Grand Lyon au programme européen Concerto traduit cet engagement dans le domaine spécifique des consommations d’énergie dans le bâtiment. Le défi est triple :
- Environnemental, pour préserver le cadre et la qualité de vie de tous, mais aussi les grands équilibres écologiques planétaires.
- Économique, pour anticiper une crise énergétique et exploiter de nouveaux filons d’emplois dans la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables.
- Social, parce que toute solution passe nécessairement par le changement des comportements de chaque habitant dans ses actes quotidiens.

3. Tony Garnier

Célèbre architecte lyonnais de la première moitié du 20ème siècle, Tony Garnier proposa dès 1917 un projet d’aménagement visionnaire qui n’aboutit pas dans sa totalité mais dont les traces sont encore présentes de nos jours dans plusieurs quartier de la ville.

Nous aurons l’occasion d’en découvrir les deux principales :

- la halle Tony Garnier

Halle à la structure métallique, elle était à l’origine englobée dans le vaste ensemble de la Grande Halle des Abattoirs de la mouche et en reste le dernier vestige. D’abord conçue pour abriter un marché aux bestiaux, elle fut transformée dans les années 1990 pour y accueillir des concerts et des expositions.

- le quartier des Etats-Unis

La Cité des Etats-Unis fut construite entre 1928 et 1934 et comporte 1500 logements. Un aménagement révolutionnaire pour des logements destinés aux revenus modestes, avec des immeubles à échelle raisonnable et entourés d’espaces verts.

Une ambitieuse et nécessaire réhabilitation fut mise en place à partir des années 1980, répartie en 7 tranches distinctes.

Dans ce quartier se trouvent de nombreuses fresques murales représentant l’œuvre de Tony Garnier, réalisées dans les années 1990.

Durant cette décennie fut aussi construit un musée, aujourd’hui appelé "Musée Urbain Tony Garnier", dont les guides fort bien documentés nous feront découvrir un exemple de logement des années 30 ainsi que les célèbres fresques.

4. Opéra de Lyon

L’ancien opéra de Lyon ayant été détruit par un incendie, un nouveau fut construit en 1831. En 1986 fut organisé un concours d’architecture pour le remettre aux normes. Jean Nouvel le remporta et qui se chargea de sa réhabilitation.

Autant l’extérieur que l’intérieur du bâtiment essuyèrent de nombreuses critiques, mais les lyonnais semblent l’avoir à présent adopté comme un élément important de leur paysage urbain.

5. Plan Lumière

Un plan-lumière est "un plan d’organisation et de mise en place de l’éclairage d’un site touristique, d’un territoire urbanisé ou d’une zone d’activité". Il rencontre des objectifs urbanistiques, scénographiques, économiques et environnementaux via un système global et cohérent d’éclairage. À Lyon, ce plan fait partie d’une réflexion globale sur l’aménagement des espaces publics.

Lyon est actuellement une référence mondiale en termes de paysage nocturne urbain. Il est également intéressant de noter que son objectif à l’horizon 2014 est de revenir à la consommation énergétique de 1989 malgré l’augmentation du nombre de points d’éclairage.

Par ailleurs, Lyon est connue pour sa « Fête des lumières » (début décembre) qui ne cesse de prendre de l’ampleur (3 millions de personnes auraient déambulé dans les rues lors de la Fête des lumières en 2010).

6. Espaces publics

Entre 1989 et 1997, plus de 120 espaces publics lyonnais ont été réaménagés. Confiés à différents concepteurs et paysagistes (dont principalement à J.-P. Charbonneau), ces réaménagements offrent à chaque espace une personnalité propre. Ils tentent de garder une cohérence globale via un « vocabulaire commun » utilisé par chacun (matériaux ou mobiliers urbains identiques, …).

Nous découvrirons les principaux espaces publics lors d’un cheminement pédestre qui nous conduira de la Place des Terreaux à la Place de la Bourse, jusqu’à la place des Célestins et la célèbre Place Bellecour.

L’aménagement des espaces publics s’intègre dans une réflexion urbanistique générale comprenant en outre :
- le Plan Lumière
- un plan vert (protection des espaces naturels)
- un plan bleu (aménagement des berges et de leur environnement)
- un plan couleur (palettes de tons retenus pour les quais et les grands ensembles)

7. Parkings publics

Dans le centre de Lyon, chaque place de stationnement supprimée est remplacée par une place dans un parc souterrain, ce qui libère de l’espace en surface pour le confort et la qualité de vie des habitants. En outre, un soin particulier est apporté à la réalisation et à l’esthétique des parkings souterrains lyonnais.

Le Grand Lyon prend en compte quatre besoins essentiels en matière de stationnement :
- le stationnement des résidents ;
- le stationnement lié aux commerces et aux activités professionnelles ;
- le stationnement des véhicules n’effectuant que des trajets « domicile – travail » ;
- le stationnement des véhicules dans les parcs-relais.

Conformément aux objectifs du Plan des Déplacements Urbains (PDU) de Lyon, les transports en commun et les parcs-relais sont développés pour inciter les usagers à moins utiliser la voiture, surtout pour les trajets "domicile – travail".

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