L’expérience hollandaise des « Villes nouvelles »

Vous avez dit « Quartiers nouveaux » ?

Vendredi 16 Septembre 2016 - Samedi 17 Septembre 2016

« Dieu a créé le monde. Les Néerlandais ont créé les Pays-Bas » - Vieux proverbe batave.

Mais comment ces démiurges de l’aménagement créent-ils de nouveaux quartiers ?

Voilà une question qui mérite bien un voyage d’étude. Car on pourrait presque penser qu’ils ont même créé l’urbanisme puisque le gouvernement des Pays-Bas s’est doté d’un Rijkbouwmeester dès l’année 1858 ! En réalité, c’est encore bien plus tôt, au Moyen-Age (précisément au XIIe siècle), qu’une réflexion territoriale essentielle a régi l’organisation du développement de tout le pays.
Car l’idée maîtresse était déjà, à l’époque, de gagner des territoires sur la mer et de protéger le territoire d’inondations soudaines. D’où les systèmes de digues, de polders, et la vision globale du développement d’un territoire trop étroit. Le sujet des digues et polders leur est fort propre. Nous porterons donc plutôt notre attention sur d’autres facettes auxquelles un wallon sera plus familiarisé.
Donc, à une plus récente époque, la pression supplémentaire des densités de population et de réseaux routiers a également favorisé l’éclosion de la politique de « villes nouvelles » à proximité de villes importantes comme Rotterdam, Amsterdam, ... , dont Almere sera la dernière en date (dans les années 90). C’était l’époque du Vinex (Vierde nota ruimtelijke ordening extra), qui consacrait la politique de contractualisation entre collectivités et gouvernement central en vue de la réalisation de quartiers de logements à proximité de villes importantes.
Mais aujourd'hui, les Pays-Bas non seulement gèrent leurs développements sur d’importants terrains vierges, mais aussi renouvellent des quartiers de villes entiers. C’est là que notre sujet d’étude trouve ses points d’application.

Notre voyage d'étude nous mènera donc d'abord à Amsterdam, dont les 800.000 habitants débordent de tous côtés sur un territoire en mutation spectaculaire, dans le respect du voisinage de ses lieux patrimoniaux exemplaires. Ici, quatre-vingt pour cent des territoires appartiennent à l’Etat ! Ce qui constitue sans doute un atout important pour une gestion territoriale de qualité. Mais en est-ce la seule raison ? Comment s’organise la mise en place de ces nouveaux morceaux de ville ? Les concours viennent-ils également en aide à ces procédures ? Quel est le degré de liberté accordé aux envies esthétiques et personnelles des constructeurs ?
Exposés et visites exemplatives vous seront déjà proposés au fil de la première journée.

Puis le lendemain, contraste magnifique. À une trentaine de kilomètres d’Amsterdam, nous découvrirons les nouvelles créations d’Almere, dont le centre urbain vient d’être redessiné par OMA (Rem Koolhaas et partenaires). Almere nous surprendra à nouveau, notamment par ses sur-sols, dont Stockholm nous avait déjà prouvé l’efficacité urbaine, par la qualité de son architecture et par la rigueur de sa programmation territoriale empreinte d’une véritable diversité de l’offre.
D’autre part, l’impressionnante option des autorités d’Almere en faveur de processus d’auto-construction dans des parcelles circonscrites de ses territoires périphériques pourrait nous poser questions sur une liberté constructive qui semblera peut-être inacceptable aux yeux de certains ! Vision d’avenir ou d’apocalypse ? Les particuliers ont, par endroit, la bride sur le coup. Que pouvons-nous en tirer comme leçon ? Les promoteurs, quant à eux, ont-ils une fonction suffisamment créatrice ?
Les réponses doivent sans doute se trouver dans le compromis ! Mais jusqu’où ne pas aller trop loin ?
Nous vous inviterons à la réflexion, au débat, mais vous laisserons évidemment juge de vos conclusions.
Nous pouvons déjà vous assurer que des discussions animées iront bon train durant votre séjour parmi nous.

Pour télécharger la présentation de M. JaapJan Berg, veuillez cliquez sur le fichier ci-dessous.

Fichiers

PDF icon Almere : Tuning a New Town (© Drs. JaapJan Berg)